SCENE Vil
MARFIS£, SPINfiTXfi^ SYLVIAi
BPINBT¥£', bas à Syltia.
Attaquons Lélio. liiez , moi je l^àssomme.
(a Marflso.)
Votre futur, Madame, a Pair bien honnête libfAtne I
MARFISEi
C'est qu'il l'est en effet.
SPINETTE
On le juge à l'aspect, Et ses moindres façons me donnent dû fespect: Il fait tout gravement, rît sans ouvrir la bouche, Gravement étei*nue et gravement se mouché...
MARFtSfi.
Les étranges vertus que tu vas lui chercher î
Oh ! ce n'est rien encore ! il faut le voir marcher Lentement, noblement, comme un juge...
SYLVIA, à part.
La sotte !
SPINETTE
Il ne doit pas tacher ses bas les jours de crotte ! Et comme ses habits sont proprement tenus !
C'est le moins élégant de ceux que j'ai connus : Mais quelle rectitude en toute sa toilette I Sa perruque est toujours bien droite sur sa tête , Et je gagerais bien qu'en se couchant le soir Il a soin de ranger ses bardes au tiroir !
STLVIA, à part.
L'impertinente!
MARFISE, tioariaiit.
Il a sans doute beaucoup d'ordre.
SPINETTE
C'est un homme sur qui l'on ne sait pas où mordre. Quel bon sens agréable 11 met dans ce qu'il dit! Il a toi]gours raison contre les gens d'esprit : S'il se dit un bon mot qui blesse la Iqgique , Il le réduit à rien d'une forte réplique , Et son raisonnement, solide et bien nourri,