ACTE Y, SCÈNE lil
SYLVIA
N'offensez pas ma sœur : Je dépens d'elle.
Diable !
Si, pour vous obtenir, il faut au préalable-
Ëpouser votre sœur... je suis dans rembarras.
GABIOLLE.
Vous vous êtes mis là. Monsieur, dans de beaux draps t Car vous ne pouvez plus, en bonne conscience, Refuser cette veuve après tant d'insistance 1
8TLVIA.
Mais si c'était ma sœur qui refusait?
GABI0LLB«
Très-bien Vous avez mis le doigt imr l'unique moyen.
Mais comment obtenir que Marflse refuse?
C'est là le hic.
STtVIA.
Il faut lui découvrir la ruse.
ADHASTE.
Je m'en vais tout lui dire...
SYLVIA
Hé non ! ce libre aveu D'une honnête action pourrait vous tenir lieu.
SPIIfETTfi, à iMrt.
Voyez-vous la f ûtée I
SYLVIA
Il faat qu'elle se fâche.
Reprenne Lélio pour époux...
GABIOLLE.
Et vous Iftchel
Hé bien» apprends-lui tout comme par trahison.
GABIOLLE.
Je veux bien vous trahir; mais pour quelle raison? Observez d'autre part qu'en toute cette affaire Je ne puis vous trahir sans m'avouer faussaire. Et que si Ton me livre aux mains des gens de loi Les brutaux m'enverront sur les vaisseaux du roi , Ce qui me fâcherait; car la mer m'incommode.
Il faudrait donc ici trouver une méthode Qui laissât sans soupçons Marfise d'un côté Et de l'autre me mît moi-même en sûreté.
Voilà pour mon génie une grande fatigue; Combien l'estimez-vous?
Ce qu'elle vaut