‹ Poésies complètesChapitre 12 sur 118 · DÉPART · texte numérisé non relu

DÉPART

— Sans te dire adieu, chère créature,

Car mon cœur fondrait, fondrait en sanglot.

Nous reposerons la course assouvie Dans le serpolet, le baume et le thym; Mais si d'en cueillir il me prend envie, Détournez mes doigts d'un fatal butin, Car ce fut ainsi qu'elle prit ma vie.

Sans en rien savoir, par un frais matin.

J'étais à genoux parmi la bruyère...

Partons, mes amis, j'ai soif de courir! Que mon cheval jette au vent sa crinièr , Voyons l'horizon devant nous s'ouvrir...

Ah ! partez sans moi : l'âme prisonnière Aime sa prison et veut y mourir l

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