‹ Poésies complètesChapitre 36 sur 118 · SCÈNE V Les Précédents, SYLVIA, SPINEÏTE · texte numérisé non relu

SCÈNE V Les Précédents, SYLVIA, SPINEÏTE

Je ne suis pas heureux , Sylvia ; vous rentrez quand je quitte ces lieux.

GABIOLLE.

Sur la cérémonie allez-vous vous étendre ? • -^

Vos convives , ?vlonsieur, ne doivent pas attendre.

s P I ÎS' E T T E.

Vous traitez ?

GABIOLLE,

Oui , mon cceur. Si tu nous le permets, De Naples nous traitons tous les mauvais sujets.

SYLVIA. ,- "

Certes, recevez-en mon compliment, Adraste. La compagnie est belle et vous fait honneur.

SPINETTE

Baste !

Je dis qu'il n'a pas tort. Est-il dans la saison De se fourrer les pieds et garder la maison? Un peu de vice est bien avec de la moustache ! Pour moi , si de quelqu'un jamais je m'amourache—

GABIOLLE.

Ce sera d'un galant fort léger de vertu , Comme moi?

SPINETTE, le toisant.

Mais mieux fait.

Diantre! où le prendrais-tu?

SPINETTE

Au hasard.

GABIOLLE.

Au hasard! — impertinente fille!

Ce corps VOUS semble-t-il un corps de pacotille ! Apprenez que mon père eut pension du roi Pour fournir tous les ans un enfant comme moi.

SPINETTE

C'est un roi qui jetait l'argent par la fenêtre.

GABIOLLE.

Puisqu'on nous trouve laids, allons-nous-en , mon maître !

(a Spinette.)

Tu peux te raviser : je te garde ta part.

SPINETTE

Va, pour me raviser, j'attends qu'il soit trop tard.

GABIOLLE.

Allons manger, Monsieur : elle me perce l'âme.

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