‹ Poésies complètesChapitre 40 sur 118 · ACTE II, SCKNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCKNE III

Mon procureur pourtant de \ ait ne pas poursuivre.

Ils n'ont, ces pauvres gens, que les procès pour vivre.

MARFISE

Soit, mais je n'entends pas les nourrir.

LÉLIO

Moi non plus, D'autant que je les sais affamés et goulus. Pour ne leur pas servir plus longtemps de pâture, \oulez-vous couper court à toute procédure?

MARFISE

J\y suis prête.

LÉLIO

Fort bien : reste à savoir comment Nous pourrons ajuster notre accommodement.

C'est simple : partageons le diiférend ensemble.

LÉLIO

I-ariageons : il n'est rien de plus simple, ce semble. -Mais je vous avouerai , du ton d'un suppliant. Que je viens tout coiffé d'un autre expédient.

MARFISE

Aliî parlez,

110 LES MÉPRISES DE L'AiMOUR.

C'est qu'il est très-iiicominode à dire, Madame, et j'ai grand'peur de vous donner à rire.

MARFISE

Il est façon d'offrir toute chose en tel jour...

LÉLIO

Ah ! si j'avais le temps de chercher un détour !

MARFISE

Cherchez , Monsieur, cherchez.

LÉLIO, à part.

Si j'entrais en matière Par quelque compliment? — mais je n'en sais pas faire. Si je... non, c'est trop brusque. Il faudrait biaiser.

MARFISE, après un sUencew

Hé bien. Monsieur?

LÉLIO

Hé bien... voulez-vous m'épouser ?

MARFISE

La proposition est plaisante, et j'admire Comment vous avez pu me la faire sans rire.

LÉLIO

Je Tavais bien prévu î vous vous moquez de moi.

MARFISE

Mais franchement, Monsieur, n'ai-je pas là de quoi?

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