‹ Poésies complètesChapitre 54 sur 118 · ACTE II, SCÈNE V. 13S · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V. 13S

Gardez tous ces détails pour votre confesseur.

Laisse : ils pourront servir à convaincre ma sœur. Ainsi, ton maître est pris d'une flamme nouvelle?

GABIOLLE.

Je devrais vous cacher ce que je vous révèle; Mais cette raisonneuse a forcé mon secret. Pardonnez-moi Toffense en faveur du regret.

MARFISE

Quelle rage avez-vous de me croire fâchée? D'Adi-aste pensez-vous que je sois entichée ? Persuadez-vous bien, mon ami, qu'en ce jour Rien ne me gênerait autant que son amour. -

GABIOLLE, à part.

Elle écume en dedans. (Haut.) Vous êtes magnanime De ne pas imputer tant d'inconstance à crime. Puisqu'il en est ainsi , Madame , j'ai l'espoir Qu'Adi^aste peut prétendre à l'honneur de vous voir, Et que vous lui ferez un aussi bon visage Que s'il était constant.

MARFISE

Meilleur, puisqu'il est sage.

GABIOLLE.

Que ce message-là mieux que l'autre me plaît!

c'est d'un bon serviteur.

GABIOLLE.

Je suis votre valet.

A part.

Et voilà ce que c'est que connaître les femmes : Comme une cire molle on vous pétrit leurs âmes.

Il sort.

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