XII [ AZUR
à M. Hugues Rebell.
Tendres rubans, amas de ganses innocentes Ornant d'aimable azur mes beaux cheveux d'enfant Qui coulaient de vos nœuds en boucles bondissantes Commue un torrent doré hors du rocher qu'il fend,
Vous surmontez du feu de vos clartés décentes L'azur limpide et fier du grand ciel triomphant Et la sérénité des mers resplendissantes Et l'œil bleu de Pallas qu'un sombre cil défend .
La pourpre, le safran et l'argent des étoiles Dans mes vers ont coulé de tes puissantes toiles Toi des hautes couleurs chantre énergique et puri
Je veux, élargissant, Titien ! ton exemple,
Emplir, teindre, inonder d'un immortel azur
Ce beau sonnet de marbre éclatant comme un temple.
LA SOUFFRANCE DES EAUX