‹ Poésies complètesChapitre 8 sur 79 · VERS DORÉS POUR GUSTAVE ROBERT · texte numérisé non relu

VERS DORÉS POUR GUSTAVE ROBERT

Or les troènes d'or et les lilas suaves,

Les blancs lilas au clair de lune ont frissonne;

Les cieux, à leur éclat, se sont illuminés.

Je n'ai pu réussir qu'à rendre mes esclaves Ceux dont j'aurais rêvé de faire mes égaux. De lumineux lilas j'ai lié leurs entraves !

Puissent-ils les briser à force de grandir!

Je maudis tout monarque aux splendeurs opprimantes^

Mon sceptre est fait de lys, de bienheureuses menthes.

Si l'on me suit, qu'on n'ait point peur de resplendir.

VERS DOUÉS

Mais malheur à ceux-là que l'ascension lasse, Car vers Dieu sans répit il nous faudra monter, Toute inertie entraîne au gouffre illimité.

Mais toi, ton front déjà sous les lauriers s'efface; Quand tu me vis passer, clair et domptant l'espace, Tu fis frémir vers moi ta libre volonté,

Comme une palme, ô toi, beau comme la Beauté.

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