‹ Poésies complètesChapitre 59 sur 153 · A CAMILLE BENOIT · texte numérisé non relu

A CAMILLE BENOIT

Artiste fier de vivre, et qui te plais à voir L'esprit humain monter dans sa route infinie. Je t'honore de fuir la sétrile ironie Et d'être, parmi nous, le croyant d'un devoir.

llomore, source d'or de l'antique savoir, Shakespeare immense, Gœthe au large et pur génie, Wagner qui roule un monde en des Ilots d'harmonie, Sont les fleuves où boit ton héroïque espoir.

AU FIL DES JOURS l55

D'où vient que leur fraîcheur me trouve moins avide ? Frère, par le désir, de TibuUe et d'Ovide, Je n'aime que Famour et ne cherche que lui.

Le ruisseau coule vite où ma lèvre s'inspire, Camille, et c'est ainsi que, poète aujourd'hui, Demain je me tairai, n'ayant plus rien à dire.

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