APRÈS LA DÉFAITE
A Charles Maurras.
Dans le brouillard, noyant les chétives moissons Au versant dépeuplé de nos douces collines, Dernier soleil en qui j'espérais ! tu t'inclines, Abîmant avec toi nos dernières chansons.
L'un après Tautre, au loin, s'affaiblissent les sons, La voix des travailleurs, le grelot des berlines... Seul le gémissement des forêts sibyllines Monte et grandit dans Fair plein d'ombre et de frissons.
Amis, resserrons-nous en cercle autour de Tâtre, Sous le toit du manoir que nous avons quitté Si fiers, par un si beau matin de cet été I
La ville dort au pied de ses tfemples de plâtre ; Elle nous a proscrits, mais ses dieux vermoulus Ne la sauveront pas quand nous ne serons plus.
DÉDICACE DE L\ (( LA.MPE d'aRGILE )) 227