‹ Poésies complètesChapitre 34 sur 52 · L'ALBATROS · texte numérisé non relu

L'ALBATROS

L'Albatros réside seulement aux confins de la terre, Je le tiens d'un vieux marin.

Il baigne ses grandes ailes dans l'écume de la mer Et il glisse sur les vagues sans jamais y plonger.

Il descend et monte avec la mer.

Par le beau temps il est silencieux, mais il crie pendant

la tempête.

Gomme le rêve est suspendu entre le ciel et l'abîme, Ainsi cet oiseau ne vole ni ne nage.

162 POÉSIES COMPLÈTES D'iBSEN

Plus lourd que l'air et plus léger que Tonde, Oiseau-poète, oiseau-poète, voici ton lot.

Et lé pire est que, pour les savants, Ce sont là mensonges de marin.

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