‹ Poésies complètesChapitre 37 sur 81 · DANS UNE Y I L L A A 15 A N D 0 N N É E · texte numérisé non relu

DANS UNE Y I L L A A 15 A N D 0 N N É E

A Bade

Tout hier, le soleil a boudé dans ses brumes. Le vent jusqu'au malin n'a pas décoléré, Mais, qous point des coteaux là-bas, un œil sacré Qui va vous bousculer ces paquets de bitume !

— Ah! vous m'avez trop, trop vanné, Bals de diamants, hanches r< Et. bien sur. je n'étais pas né Pour ces chosi s

— Le venl jusqu'au matin n'a pas décoléré.

Oh ! ces quintes de toux d'un chaos bien posthunK

— Prés et Loi- vendus : Que de gens, Qui me tenaient mes gants, serviles, a ette heure, de mes argents,

Font <le- piles !

— Délayant en ciels bas ces paquets <le bitume Qui grimpaient talonnés de noirs M

— Elles, coudes nus dans les fruits.

Riant, changeant de doigts leur- bagues : Comme nos plages et nos nuits

Leur sont vagues !

— Oh ! ces quintes de toux «l'un chaos bien posthume Chantons comme llemnon, le soleil a filtré,

— Et moi, je suis dans ce lit cru De chambre d'hôtel, fade chambre, Seul, battu dans les vents bourrus

De novembre.

— Qui, consolant des vents les noirs M

Des ouages en fuite >'j>' -ri r.- au loin l'écume.

— Berlhe aux sages yeux de lil Qui priais Dieu que je revii

Que fais-tu. mariée là-bas.

En province ?

— Memnons, ventriloquons ! le cher astre a Bltré

Et le voilà qui tout authentique s'exhume !

— Oh! quel vent ! adieu tout sommeil:

Mon Dieu, que je suis bien malade!

Oh! m»tre croisée au soleil

— Il rompt ses digues! vers les grands labours qui fumenl

Saint Sacrement ! et Labarum des Nox irœ*

— Et bientôt, seul, je m'en irai.

A Montmartre, en cinquième class L<un de père el mère, enterrés

En Alsace.

S U B C E R 1 Al N s I EMPS D É PLAl ES

Le couchant «le sang est taché Gomme un tablier de boucher :

Oh ! qui veut aussi m'écorcher !

— Maintenant c'est comme une rad<

us fail le cœur toul nomade, A cingler vers mille Lusi

P 5sez5 ô nuptial- appels,

Vers les comptoirs, les Archipels

l lu l'on mastique le bétel !

Je n'aurai jamais d'aventures; Qu'il est petit, dans la Nature, Le chemin d'fei Paris-( inl ur< !

— Via le l'ontainier ! il siffle L'air (Connu) du bon roi Dagobert ;

Oh ! ces matin- d'avril en mer '

— Le vent galope ventre à terre, En vain voudrait-on le fair' taire !

Ah ! nom de Dieu quelle misère !

— Le Soleil est mirobolant Comme un poitrail de chambellan.

J'en demeure les bras ballants ;

Mais jugez si ça m'importune.

Je revais en plein de lagunes De Venise au clair de la lune !

— Vrai ! la vie est pour les badauds Quand on a du dieu sous la peau, On cuve ça sans dire mot.

L'obélisque quadrangulaire,

De mon spleen monte : j'y digère,

En stvlite, ce eros Mystère.

DES COH l'iiLi: LNCES Al SOLE1 L

Décidément, bien don Quichotte et pas peu sale, Ta Police, ô Soleil ! malgré tes grands Levers, Ki tes couchants des beaux Sept-Glaives abreuvés, - en sang d'une aveugle Cathédn

Sans trêve, aux spleens d'amour sonner <lc> hallali Car, depuis que, majeur, ton ûls calcule el pose, Labarum des glaciers : fais-tu donc autre chose Que chasser devant toi des dupes de leurs i. -

s, dès qu'aux rideaux aul - fanfares,

C - piteux d'infini, clignant de gluants deuils, Rhabillent leurs tombeaux, en se cachant de l'œil Qui cautérise les citernes les plus rares

Mais tu ne te dis pas que. Là-bas, bon Soleil. L'autre moitié n'attendait que ta défaillance, Et déjà se remet à ses expériences, Alléguant quoi? la nuit, l'usage, le sommeil...

Or, à notre guichet, tu n'es pas mort encore, Pour aller fustiger de rayons ces mortels, Que nos bateaux sans fleurs reràlent vers leurs ciels D'où pleurent des remparts brodés contre l'aurore !

Alcôve des Danaïdes. triste astre ! — Et puis. Ces jours où, tes fureurs ayant fait les nuages, Tu vas. sans pouvoir les percer, blême de rage De savoir seul et tout à ses aises l'Ennui !

Entre nous donc, bien don Quichotte, et pas moins saie. Ta Police, ô Soleil, malgré tes grands Levers. Et tes couchants des beaux Sept-Glaives abreuvé-. Rosaces en sans d'une aveugle Cathédrale !

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