COMPLAINTE DES COMPLAINTES
Maintenant, pourquoi ces complaintes?
Gerbes d'ailleurs d'un défunt Moi Où l'ivraie art mange la foi ?
Sot tabernacle où je m'éreinte A cultiver des roses peintes ?
Pourtant ménage et sainte-table !
Ah ! ces complaintes incurables, Pourquoi ? pourquoi ?
Puis, Gens à qui les fugues vraies Que crie, au fond, ma riche voix — N'est-ce pas, qu'un les sent parfois? Attoucheraient sous leurs ivraies Les violettes d'une Foi, Vous passerez, imperméables A mes complaintes incurables "?
Pourquoi ? pourquoi '?
Chut ! tout est bien, rien ne s'étonne.
Fleuris, ô Terre d'occasion,
Vers les mirages des Sions !
Et nous, sous l'Art qui nous bâtonne.
Sisyphes par persuasion,
Flûtant des christs les vaines fables,
Au cabestan de l'incurable
Pourquoi ! — Pourquoi?
COMPLALXTE-EPITAPHE
La Femme, Mon âme :
Ah ! quels Appels !
Pastels Mortels, Qu'on blâme Mes gammes
Un fou S'avance, Et danse.
Silence...
Lui, où ?
Coucou.
L'IMITATION
DE
Jules LAFORGUE
Ah '. quel juillet nous avons hiverne Per arnica silentia lunse!
Ile de la Mainm (Lac de Constance. )