‹ Poésies complètesChapitre 47 sur 81 · COMPLAINTE DES COMPLAINTES · texte numérisé non relu

COMPLAINTE DES COMPLAINTES

Maintenant, pourquoi ces complaintes?

Gerbes d'ailleurs d'un défunt Moi Où l'ivraie art mange la foi ?

Sot tabernacle où je m'éreinte A cultiver des roses peintes ?

Pourtant ménage et sainte-table !

Ah ! ces complaintes incurables, Pourquoi ? pourquoi ?

Puis, Gens à qui les fugues vraies Que crie, au fond, ma riche voix — N'est-ce pas, qu'un les sent parfois? Attoucheraient sous leurs ivraies Les violettes d'une Foi, Vous passerez, imperméables A mes complaintes incurables "?

Pourquoi ? pourquoi '?

Chut ! tout est bien, rien ne s'étonne.

Fleuris, ô Terre d'occasion,

Vers les mirages des Sions !

Et nous, sous l'Art qui nous bâtonne.

Sisyphes par persuasion,

Flûtant des christs les vaines fables,

Au cabestan de l'incurable

Pourquoi ! — Pourquoi?

COMPLALXTE-EPITAPHE

La Femme, Mon âme :

Ah ! quels Appels !

Pastels Mortels, Qu'on blâme Mes gammes

Un fou S'avance, Et danse.

Silence...

Lui, où ?

Coucou.

L'IMITATION

DE

Jules LAFORGUE

Ah '. quel juillet nous avons hiverne Per arnica silentia lunse!

Ile de la Mainm (Lac de Constance. )

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