‹ Poésies complètesChapitre 51 sur 81 · CLAIR DE LUNE · texte numérisé non relu

CLAIR DE LUNE

Penser qu'on vivra jamais dans cet astre, Parfois me flanque un coup dans L'épigastiÇ.

Ah ! tout pour toi, Lune, quand tu t'avances Aux soirs d'août par les féeries du silence î

Et quand tu roules, démâtée, au 1 ■ A travers les brisants noirs des nm

Oh ! monter, perdu, m'étancher à mêmi Ta vasque de béatifiants baptêmi

Astre atteint de cécité, fatal phare

Des vols migrateurs des plaintifs Icares !

< Ei] stérile comme le suicide,

Nous sommes le congrès des las, préside;

Crâne glacé, raille les calvities De nos incurables bureaucraties

0 pillule des léthargies finales.

Infuse-toi dans nos durs encéphales !

0 Diane à la chlamyde très dorique, L'Amour cuve, prend ton carquois et pique.

Ah ! d'un trait inoculant l'être aptère, Les cœurs de bonne volonté sur terre !

Astre lavé par d'inouïs déluges.

Qu'un de tes chastes rayons fébrifuges,

Ce soir, pour inonder mes draps, dévie. Que je m'y lave les mains de la vie !

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