‹ Poésies complètesChapitre 56 sur 81 · L - mains dans les poches · texte numérisé non relu

L - mains dans les poches

Le long de la route, J'écoute Mille cloches Chantant : « les temps sont proches,

« Sans que tu t'en doutes! »

Ah ! Dieu m'est égal !

Et je suis chez moi !

Mon toit Très natal

Tout. J-' marche droit.

Je fais pas de mal.

Je connais L'Histoire, Et puis la Nature, Ces :

Aux ratures :

\ussi je vous assure Que l'on peut me croire '

J'entends battre mon Sacré-Cœur Dans le crépuscule de l'heure, Comme il est méconnu, sans sœur, Et sans destin, et sans demeure !

J'entends battre ma jeune chair Equivoquant par mes artères, Entre les Edens de mes vers Et la province de mes pères.

Et j'entends la flûte de Pan Qui chante : « Bats, bats la campagne ! « Meurs, quand tout vit à tes dépens : « Mais entre nous, va. qui perd gagne ! »

192 l'imitation de noTre-dame la lune

Je oe suis qu'un viveur lunaire Qui fait des ronds dans les bassins,

Et cela, sans autre dessein Que devenir un légendaire.

Retroussant d'un air de défi M s manches de mandarin pâle, J'arrondis ma bouche et — j'exhale

Des conseil- doux de Crucifix.

AU ! oui, devenir Légendaire, Au seuil des siècles • harlatans !

Mais où sont les Lunes d'autan ?

Et que Dieu n'est-il à rel

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