‹ Poésies complètesChapitre 70 sur 81 · DAME · texte numérisé non relu

DAME

Oh. ces nuits sur les toits !

le unirai bieu pary prendre le froid...

LE MONSIEUR

Tiens, la Terre.

Va te faire Très lan laire.

LE CHŒUR

Hé ! pas choisi

D'y naître, et hommes :

Mais nous y sommes.

Tenons-nous-y !

Ecoutez mes enfants ! — « Ah ! mourir ! mais me tordre « Dans l'orbe d'un exécutant de premier ordre ! » Rêve la Terre, sous la vessie de saindoux De la lune laissant fuir un air par trop doux. Vers les zéniths de brasiers de la voie lactée (Autrement beaux, ce soir, que des lois constatées !) Juillet a dégainé ! Touristes des beaux yeux. Quels jubés de bonheur échafaudent ces cieux. Semis de pollens d'étoiles, manne divine, Qu'éparpille le Bon Pasteur à ses gallines...

LE MONSIEUR

Et puis le vent s'est tant surmené l'autre nuit...

LA DAME

Et demain est si loin. ..

LE CONCILE FEERIQUE

LE MONSIEUR

Et ça souffre aujourd'hui.

Ah ! pourrir î

LE CHŒUR

Et la luue même [cette amie) Salive et larmoie en purulente ophtalmie. Et voici que des bleus sous bois ont miaulé Les mille nymphes ; et (qu'est-ce que vous voulez) Aussitôt mille touristes des yeux las rôdent, Tremblants mais le cœur harnaché d*àpres méthodes ! Et Ton va. Et les uns connaissent des sentiers, Qu'embaument de trois mois des fleurs d'abricotiers ; Et les autres, des parcs où la petite flûte De l'oiseau bleu promet de si frêles rechutes :

l'écho

Oh ! ces lunaires oiseaux bleus dont la chanson Lunaire saura bien vous donner le frisson...

LE CHOEUR

Et d'autres, les terrasses pâles où le triste

Cor des paons réveillés fait que plus rien n'existe !

Et d'antres, les joncs des mares où le sanglot

Des reinettes vous tire maint sens mal éclos ;

Et d'autres, les prés brûlés où l'on rampe : et d'autres

La Boue 1 où, semble-t-il. tout, avec nous se vautre !

LE CONCILE FÉERIOUE

Les capitales échauffantes, même au irais Des grands hôtels tendus de pâles cuirs gaufrés. Faussent ; ah ! mais ailleurs, aux grandes routes, Au coin d'un bois mal famé,

■l'écho

Rien n'est aux écoutes...

LE CHŒUR

Et celles dont le cœur gante six et demi,

l'écho

Et celles dont l'âme est gris perle,

LE CHŒUR

En bons amis, Et d'un port panaché d'édénique opulence, Vous brûlent leurs vaisseaux mondains vers des Enfances!

LE MONSIEUR

Oh ! t'enchanter un peu la muqueuse du cœur !

LA DAME

Ah ! vas-y ; je n'ai plus rien à perdre à cet'heur' ; La Terre est en plein air, et ma vie est gâchée ; Ne songe qu'à la Xuit, je ne suis point fâchée.

l'écho

Et la Vie et la Nuit font patte de velours.

LE CONCILE FEERIQUE

LE CHŒUR

Se dépècent d'abord de grands quartiers d'amour: Et lors, les chars de foin plein de bluels dévalent Par les vallons des moissons équinoxiales... 0 lointains balafrés de bleuâtres éclairs De chaleur ! puis ils regrimperont, tous leurs nerfs ss ■-. vers l'hostie de la lune syrupense...

l'écho

Hélas ! tout ça, c'est des histoires de muqueuses.

LE CHŒUR

Détraqué, dites-vous ? Ah ! par rapport à quoi ?

l'ecdo

D'accord : mais le spleen vient, qui dit que l'on déchoit Hors des fidélités noblement circonscrites.

LE CHOEUR

Mai- le divin, chez nous, confond si bien les rites !

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