L ENCLUME
Essaim des cauchemars nocturnes, Emplissez l'antre affreux! Venez Sonner aux heures taciturnes Le glas des soupirs dédaignés !
Toi, cependant, sculpte, cisèle, En riant, des songes encor, Et réchauffe-les de ton zèle, Pour les jeter au moule d'or.
A l'œuvre! forgeron! rallume Ton feu, puis souffle avec ardeur!
Mais frappe fort, puisque l'enclume, Malheureux, c'est ton propre cœur!