‹ Poésies complètesChapitre 7 sur 59 · LA SOIF · texte numérisé non relu

LA SOIF

Loi SOIF

La cuirasse à nos reins bouclée, Dans une lutte sans merci, Nous nous sommes jetés, ainsi Que des Bretons dans la mêlée.

Ainsi donc soit ! Et jusqu'au soir Tenons tête dans la bataille, Haut la visière, et haut la taille, Sans lâcher pied, sans nous asseoir

Champions du beau qu'on lapide, Que le sort nous trahisse ou non, Faisons flotter notre pennon Par-dessus la clameur stupide.

Puisque pour nous les durs chemins, Quand nous regardons vers la terre, N'ont point d'eau qui nous désaltère, A notre flanc portons les mains;

Et, ruisselants d'éclaboussures, Pour revivre du même espoir, Buvons, ainsi que Beaumanoir, Le sang tout chaud de nos blessures 1

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