‹ Poésies complètesChapitre 72 sur 160 · MADELEINE · texte numérisé non relu

MADELEINE

Cet éclatant rayon, vous avez su répandre Sur ce noble visage à la fois triste et tendre ; 11 brille dans cet œil de feu qui nous poursuit Et qui regarde encore, avec <i'ardentes llamnies. Cette tête de mort, moins froide que les âmes Qui pour elle n'avaient que le vide et la nuit.

Ob ! qu'elle est belle ainsi, renonçant à la terre Pour concentrer en Dieu son amour solitaire ! L'iiomme, en la regardant, se trouble et croit sentir Frissonner ses cheveux , passer sa pure haleine ; 11 devine l'amour qu'inspira Madeleine, Et voudrait l'arracher à son saint repentir.

Paris, 1830.

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