‹ Poésies complètes, revues sur les manuscritsChapitre 104 sur 228 · CAROLE I · texte numérisé non relu

CAROLE I

Las! Merencolie, Me tendres vous longuement Es maulx dont j'ay plus de cent.

Sans pensée lie Je Tay souffert main et soir, Loingtain de joyeulx confort.

Mais nul bien n'en puis avoir Dont mon cueur est près que mort.

Au moins, je vous en prie Que me laissiez seulement Aucun peu d'alegement Sans m'oster la vie, Las! Merencolie.

Espérance d'avoir mieulx Dist qu'elle me veult aidier.

Mais toujours maugracieux Je trouve le faulx Dangier Qui tant me guerrie.

Si, vous fequier humblement Qu'en ce douloureux tourment Ne nie laissiez mie, Las! Merencolie

CAROLE n.

Avancez vous. Espérance Venez mon cueur conforter Car il ne peut plus porter Sa iresgreveuse penance.

■Pieça, Joyeuse Pensée S'csbatoit avecques lui.

Mais elle s'en est alée.

Tant a pourchassé Ëonuy.

Se vous n'avez la puissance De tout son mal lui osier Plaise vous à alegier Au moins iin peu sa grcvance, Avanirez vous, Espérance.

Vous lui avez fait promesse De le venir secourir.

Et lie lui tollir tristesse, Mais trop le faiites languir.

Ayez lie lui souvenance El le venez deslogier De la prison de Dangier Où il meurt en desplaisance; Avancez vous, Espérance.

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