‹ Poésies complètes, revues sur les manuscritsChapitre 120 sur 228 · RONDEAU LXXXIV · texte numérisé non relu

RONDEAU LXXXIV

De legier pleure à qui k lippe pent ; Ne demandez jamais comment lui va, Laissez l'en paix, il se confortera, Ou en son fait mettra appoinitement.

A son umbre se combattra souvent.

Et puis son frein rungier lui conviendra. De legier pleure à qui la lippe pent ; Ne demandez jamais comment lui va.

S'on parle à lui, il en eisC mal content; Cheminée, au derraîn, trouvera

Pai

afum

Ainsi avint le plus communément ; De legier pleure à qui la lippe pent.

126 CHARLES d'oRLIÊAN s.

Espoir ne me fist oncques bien, Souvent me ment pour me complaire Et assez promet sans riens taire, Dont à lui peu tenu me tien.

En ses ditz ne me fie en rien.

Se Dieu m'aist, je ne m*en puis taire, Espoir ne me fist oncques bien.

Souvent me ment pour me complaire,

Quant Reconfort requérir vien Et cuide qu'il le doye faire, Tousjours me respont au contraire, Et me hare Retfus son chien ; Espoir ne me fist oncques bien.

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