RONDEAU CXVIII
Mais que vostre cueur soit mien, Ne doit le mien estre vostre?
~- Ouil, certes, plus que sien.
— Que vous ea semble? dy je bïea?
— Vray comme la Patenostre, Mais que vostre cueur soit tnieu.
Content et joyeulï m'en tien, Foy que doy saint Pol l'Apostre, Je ne désire autre rien.
Mais que vostre cueur soit mien.
A ce jour de saint Valent in, Que prendray je? per, ou non per?
D'Amours ne quiers riens demander, Piecà j'eus ma part du buiin.
Vcu que plus resveille matin Ne vueil avoir, mais reposer, A ce jour de saint Valenttn,
Que prendray je? per, ou non Jeunes gens voïsent au hucii Leurs sens, ou folie esprouver Vieux suis f>our à l'escolle allei J'entens assez bien mon latin, A ce jour de saint Valentin.
Pour Dieu! boutons la hors, Geste Merencolie Qui si fort nous guerrîe Et fait tant de grans tors.
Monstrons nous les plus fors, Moncueur, je vous en prie, Pour Dieu! boutons la hors.
Geste Merencolie.
D'estre en sa compai^nie , Ne n
RONDEAU GXX!,
Contre le trait de Faulceté, Convient harnois de Bonne Esprt'i Artillerie forgé neufve, Chascun jour, en soutiveté.
A ! Jhesus, benedicite I Nui n'est qui seuretnent se treuve ; Contre le trait de Faulceté,
Convient harnoîs de Bonne Espreuve.
Au derrain, fera Loyaulté Faulceté de son penser veufve ; Pour Raison fault que Dieu s'esmeuve, Monstrant sa puissance et bonté Contre le trait de Faulceté.
Acquittez vostre conscience, Et gardez aussi vostre honneur, Ne laissez mourir en douleur Ce qui avoir vostre aide pense.
Puisque avez le povoir en ce De l'aider, par grâce et doulceur, Acquittez vostre conscience, Et gardez aussi vostre honneur.
On criera sur vous vengence, Se souffrez murdrir en rigueur, Ainsi à tort, ung povre cueur ; Assez a porté pascience, Acquittez vostre conscience.