‹ Poésies complètes, revues sur les manuscritsChapitre 134 sur 228 · RONDEAU CXXVIII · texte numérisé non relu

RONDEAU CXXVIII

Comme le subgiet de Fortune, Que j'ay esté en ma jeunesse, Encores le suis en vieillesse ; Vers moy la trouve tousjours une.

Je suis ung de ceulx, soubz la lune, Qu'elle plus à son vouloir dresse, Comme le subgiet de Fortune, Que j'ay esté en ma jeunesse.

Ce ne m'est que chose commune, Obéir fault à ma maistresse ; Sans machier, soit joye ou tristesse, Avaler me fault ceste prune, Comme le subgiet de Fortune.

Quelque chose derrière, Convient tousjours r'^rJer, On ne peut pas monstrer Sa voulenté entière.

Quant 011 est en frontier?

De Dangereux Parler, Quelque chose derrière, Convient tousjours garder

Se Pensée legiere Vcult motz trop despenser Raison doit espargnier, Comme la tresoriere, Quelque chose derrière.

Ce qui m'entre par une oreille.

Par l'amre sauh. comme est venu, Quani d'y penser n'y sois lenu ; Ainsi Raison mêle co---"-

Se i'oy dire : vecy n L'ung est long, l'iiutrË Ce qui m'entre par uni Par l'autre sault, comi

Mais painc perl et se cravei Qui devant moy traync ung k Comme ung chat, suis vieil et clicni Lcgieremeni pas ne m'esveiUe Ce qui m'enirc par une oreille.

eille, ■e court ves

tra veille, festu ;

Que cuÛlez vous qu'on verra, Avantque passe l'année?

Mainle chose démence Estrangement, çà et là.

Veu que de"! cy, et des jà, Court merveilleuse (trouée, Que cuidez vous qu'on verra, A»ant que passe l'année ?

Viengne que advenir pourra!

Chascua a sa destinée.

Soit que desplaise, ou a^rce:

Quant nouveau inonde vendra, Que cuidez tous qu'on verra?

le Cleri

lie bien ou mat, le bien faire l'emporte, N'est il pas vray.'ainsi que dit chascun? F.las, ouy, car je n'en voy pas ting Qui à la fin d'un jeu ne se déporte.

Je vous diray, quant la personne est mort F.t a bien fait : il n'a esté commun. J}e bien ou mal, le bien faire l'emporte. N'est il pas vray, ainsi que dit chascun?

Faisons le donc, nous trouverons la porte De Paradis, oit it n'entre nesung.

Que peu ne sait, s'il n'est trop importun De prier Dieu, el à vous m'en rapporte. De bien ou mal, le bien faire l'emporte.

bondi-.au CXXXII.

RilpaoBc du duc d'OrlËaob

Quani oyez prescher le regnart, Pensez de voz oyes garder, Sans à son parler regarder, Car souvent seel servir de l'art.

Contrefaisant le papelart, (Jui scei ses parolles farder.

Quant oyez prescher le regnart, fensez de voz oyes garder.

Les laiz de Dieu ]e metz à part,-

ne les vuei! retarder.

Ne contre le monde darder ; Chascun garde son esiendart.

Quant oyez prescher le régna rt.

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