RONDEAU CXXXIX
Je ne hanis pour autre avoine, Que de m'en retourner à Blois; Trouvé rac suis pour une fois Assez longuement en Touraine.
J'ay gale, à largesse plaine.
Mes grans poissons et vins des Crois, Je ne hanis pour autre avoine Que de m'en retourner à Blois.
A la court plus ne prendray paine.
Pour generaulx et millenois.
Confessera présent m'en vois Contre la peneuse sepmaine.
Je ne hnnls pour autre avoine.
Je congnois assez telz debas Que l'ueil et le cueur ont entre eulï. L'un dit : Nous serons amoureux, L'autre dit : Je ne le vueil pas.
Raison s'en rit, disant tout bas :
Escoutez moy ces maleureux; Je congnois assez telz debas Que l'ueil et le cueur ont entre eulx.
Lora m'en vois plustost que le pas, Et les tanse si bien tous deux Que je les laisse treshonteus ; MaintetToiz ainsi me combas; Je congnois assez telz debas.
EAU CXLIH.
s'en doit Loyal Gueur, irvy longuement, ittl des biens largement eillemeni de douleur.
>l ce raison que le seigneur lUI â son commandement!
itdre ne s'en doit Loyal Cueur, 'ROttrs a scrvy longuement.
>e plus a ilesservi Doulceur Je ne trouve à son jugement, a ^ré prengne pour payement Joins de prouAt et plus de honneur, plaindre oc s'en doit Loyal Cueur.
■^- Par les portes des yeulx et des oreilles, ^..jae chascun doit bien saigement garder, ^Plaisir Mondain \a et vient, sans cesser, fc- Et raporte de diverses merveilles.
tz Pource, mon cueur, s'a Raison te conseilles, i- Ne le laisses point devers toy entrer Parles portes des yeulx et des oreilles, Que chascun doit bien saigement garder.
A celle fin que par lui ne t'esveilies, Veu qu'il le fault désormais reposer, Dy lui : Va t'en, sans jamais retourner. Ne revien plus, car en vain te traveilles Par les port^ des yeulx et des oreilles.
En faînes vous double?
Point ne le devez, Veu que vous savez Ma pensée toute.
Quant mon cueur s'y boute.
Et vostre l'avez.
En faiites vous double?
Point ne le devez,
Daiigier nous escoute, Sus, tost achevez, Ma foy recevez,
En faittes vous double?
En faittes vous doubte Que vostre ne soye?
Se Dieu me doint joye Au cueur, si suis toute.
Rien ne m'en déboute, Pour chose que j'oye.
En faittes vous double Que vostre ne soye ?
Dangier et sa route S'en voisent leur voye, Sans que plus les voye!
En faittes vous double?