Celui qui n'a pas un traité doit se rendre à merci
201 in fine. Il faut tout mettre en partage quand vient le mo« ment de distribuer le butin.
2o!^-3. Et vouSy de même que vous, en votre compagnie.
2o3. J'ai trouvé la pièce suivante dans uù seul des manuscrits originaux de Charles d'Orléans. Il est facile de voir combien la langue diffère du style des autres morceaux. Je ne l'ai pas rejetée pourtant. On peut supposer que notre poète l'a composée, en son extrême jeunesse, à titre de pastiche des poésies du siècle précédent.
On peut imaginer encore que Charles, touché par le sentiment naïf, très-pénétrant, très-doux et très-sincère qui a inspiré ce Lay, l'avait gardé parmi ses papiers. Aussi je n'ai garde de blumer ceuxde mes prédécesseurs qui ont vu dans l'attribution de cette antique complainte à notre poète une pure fantaisie d'un copiste ignorant. En tout cas, ce petit poème m'a paru, comme je le disais, inspiré par un sentiment délicat et vraiment attendri ; et je l'ai conservé pour les cueurs de noble amour espris.