‹ Poésies complètesChapitre 101 sur 151 · HELENE · texte numérisé non relu

HELENE

Mais ce qui est plus vray semblable en ce cas, et qui est tesmoigné par plus d'auteurs, se fit en ceste sorte:

TheseusetPirithous s'en allèrent ensemble en la ville de Lacedemone, * là où ils rauirent Hélène estant encore fort ieune, ainsi comme elle dansoit au temple de Diane, surnommée Orthia : et s'en fuyrent à tout.

Plutarqub, Theseus, Trad.

Jacques Amyot.

Hélène a dix ans ; l'or de sa tête embrasée Baigne son col terrible et fier comme une tour. Grande ombre, dans la nuit elle rugit d'amour. Près d'elle un dur chasseur marche dans la rosëe.

Elle ouvre au clair de lune, ainsi qu'une épousée^ La pourpre où de son sein brille le blanc contour, Et les tigres font voir aux petits du vautour La fille de Tyndare éprise de Thésée.

Mais près de TEurotas aux flots mélodieux Us passent, chevelus et forts comme des Dieux. « tueur de lions, dit la princesse blonde,

Gnerrier toujours couvert de sang, tu dormiras Sur mon sein; porte-moi dans la forêt profonde. » Et le jeune héros l'emporte dans ses bras.

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