‹ Poésies complètesChapitre 72 sur 151 · LB PIEUX ÉDITEUR DE RONSAJBD · texte numérisé non relu

LB PIEUX ÉDITEUR DE RONSAJBD

mon FloNSARb, ô maître Victorieux on mètre, sublime écli.iiison ' De la chanson I

Divin porteur de lyre, Que vouJurent (lire Pour goûter leurs douceon Les chastes Sœurs 1

Toi qui, nouveau Pindare, De l'art savant et rare De Phœbos Cynthieii Faisant le tien,

A l'ivresse physique De la fol Je musique Sagement as mêlé Le rhythme ailél

SIMES DoREES

Père ! qoe ma looançe Te célèbre cl te veiiiT:?, Et, comme vers mon Beà^ Monte vers toi!

Mais que dis- je ? TEiiTie Qai déchira ta vie Ne mord p!ns de bon cœur Ton pied Tainqaear,

Et, nette de souillure.

Ta belle gloire pore Va d'un nouvel esscr Ani astres d'or-

Ton nom deox fois illQ^tzB A retrouvé son lustre.

Comme il Tavait jadis Au temps des lys,

Et toi, dans l'aube rose De ton apothéose Tu marches, l'œil en feo.

Ainsi qu'un Dieu.

Tenant ton luth d'ivoire, Pré-^ d'une douce Loire A la berceuse voix.

Je le revois

Dans un jardin féerique, Où le troupeau lyrique Enchante de tes vers Les bosquets verts.

filMKS DORÉES. 293

Là, Du Bellay t'honore, Et je retrouve encore Près de cette belle eau Remy Belleau

Et Pontus et Jodelle Et Daurat, ton fidèle, Et ce chanteur naïf, Le vieux Baîf .

Avec eux, ces Déesses, Les hautaines Princesses Du sang pur des Valois, Suivent tes lois

Et servent ton Hélène A la suave hal^ne, De qui la lèvre leur Semble une fleur,

Et Gassandre, et Marie Qui, rêveuse, marie La rose dans sa main Au blanc jasmin.

Mais Vénus parmi l'herbe Est aussi là, superbe ; Les Heurs, pour la parer, Laissent errer

Leurs ombres sur sa joue ; Quelquefois elle joue Avec l'arc triomphant De son enfant.

Ki chacun s'en récrée, Ht-léne, Cythérée, Déesses de la cour, Enfant Amour,

Muses aux belles bouches ; Et les astres farouches Restent silencieux Au front dos cieux*

ATriliaat»

RivièrA. fontaine et nrisseMi Portent en livrée jolie.

Goûtes d'argent d'orfaverie, Chacun s'abille de nouveau.

Le temps a laissiô son manteau.

CUARLIkS i>'OftLàa«S, Â9Hdêi

A ARMAND SILVESTn.B

Acceptez, mon cher ami, la dédicace de ces Bondels, et puissent-ils vous rendre un peu du plaisir que m'ont donné vos poëmes, si brillants de la glorieuse extase de Tamour, J'essaie encore une fois de ressusciter, après le Triolet eilaL Ballade j un de nos vieux rhythmes français, dont l'harmonie et dont la symétrie sont charmantes. Des rhythmes, n'en invente pas qui veut; mais c'est quelque chose peut-être que de tirer de l'oubli quelques-uns de ceux que nos aïeux nous ont laissés en bloc, comme un tas de pierreries enfermées dans un coffre, que le féroce xvn® siècle a failli jeter à l'eau avec tout ce qui était dedans, sans autre forme de procès.

Le gracieux poëme que voici a le mérite encore d'éveiller l'image d'un rimeur qui, quoique prince par-dessus le marché, fut malheureux comme tous ses confrères, et dont le cri mélancolique : Je suis cellui au cueur vestu de noir y doit retentir dans votre

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