‹ Poésies complètesChapitre 97 sur 151 · MEDEE · texte numérisé non relu

MEDEE

Tandis qu'elle coupait cette racine, la terre mugit et trembla sous sea pas; Prométhée lui-môme ressentit une vive douleur au fond de ses entrailles, et remplit Tair de ses gémissements.

Apollcnios» L'EiçpéditUm de»

Argonautes, chant m. Trad J.-J.-A. Caussin.

Médée au grand cœur plein d*un amour indompté Chante avec Tonde obscure, et le fleuye en délire Où ses longs regards voient les étoiles sourire Reflète vaguement sa blanche nudité.

Pâle et charmante, près du Phase épouvanté Elle chante, et la brise errante qu'elle attire, S'unissant à ses vers avec un bruit de lyre, Emporte ses cheveux comme un flot de clarté.

Ses yeux brûlants fixés sur le ciel sombre, où flambe Une lueur sanglante, elle chante. Sa jambe A des éclairs de neige à travers les gazons.

Elle cueille à Tentour sur la montagne brune Les plantes dont les sucs formeront des poisons, Et son jeune sein luit sous les rayons de lune.

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