LIVRE I. -^ MÉDITATIONS. — VOYAGES
Puis rinfirme vieillesse, arrivant tristement,
Presse d'un malheureux la tête chancelante,
Courbe sur un bâton sa démarche tremblante, 40
Lui couvre d'un nuage et les yeux et l'esprit.
Et de soucis cuisants l'enveloppe et l'aigrit :
C'est son bien dissipé, c'est son fils, c'est sa femme,
Ou les douleurs du corps, si pesantes à l'âme.
Ou mille autres ennuis. Car, hélas ! nul mortel 4:i
Ne vit exempt de maux sous la voûte du ciel.
Oh ! quel présent funeste eut l'époux de l'Aurore, .
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Cf. RuGn, Anth., V, i% et le beau chœur de VCEdipe à Colette de Sophocle, 1293. Pindare, Pyth,, VIII, 135, a dit dans des vers profonds :
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Cette vieillesse, yiipxi oulo/Aevov, fille de la nuit (Hésiode, Théog.f 225), c'est la triste vieillesse de Virgile, Géorg., III, 66 :
Optima quœque dies miseris mortalibus sévi Prima fugit ; sabeunt morbi, tristisque senectus, Et labor et dur» rapit inclementia mortis.
Vers que commente Sénèque, Ép. à Luc., GVIII, contredisant un peu ce qu'il a dit dans le traité de Brevit, vike. Mais l'homme est inconstant parce qu'il est enthousiaste ; André lui-même reviendra dans une heure de calme et de sagesse sur cette élégie, et chantera les charmes de la vieillesse.