V. 194. Éd
Des lions si longtemps déchaînés.
V. 198. Le verbe armef ta rencontra souvent dans !« sens de a se servir d'une chose comme d'une armei » Cet emploi de orvMx 9st fréquent chez les poêles. Racine, les Prères ennemis, l, m :
Vottdrait'fllU obéir à ce prince inhumain,
Qui vient d'armer contre elle et le fer et la faim?
Boileau, Épit. Y :
Je n*arme point contre eux mes ongles émoussés.
Corneille, Po^, III, i, avait dit aussi:
Si eonlra lui Sévère arme l'aigle romaine.
V. 210. La poétique française Interdit généralement las enjambements d'une strophe à une antre ; toutefois le rejet du mot sort à la strophe XII
A LOUIS DAVID. cvii
Flottent en long drapeau. Son cri victorieux
Tonne : à sa voix, qui sait, comme la voix des dieux.
En homme transformer Targile, La terre tressaillit. Elle quitta son deuil ; 215
Le genre humain d'espérance et d'orgueil Sourit ; les noirs donjons s'écroulèrent d'eux-mêmes ;
Jusque sur les trônes lointains Les tyrans ébranlés, en hâte à leurs fronts blêmes.
Pour retenir leurs tremblants diadèmes, 2-20
Portèrent leurs royales mains.
A son souffle de feu, soudain de nos campagnes
S*écoulent les soldats épars
Gomme les neiges des montagnes ; Et le fer ennemi tourné vers nos remparts, 2i5
Gomme aux rayons lancés du centre ardent d'un verre,. Tout à coup à nos yeux fondu de toutes parts.
Fuit et s'échappe sous la terre.
n'est pas sans produire un très-bel effet poétique ; car il est à remaitiuer que la strophe XII tout entière est un tableau qui se développe soudain à ce seul mot srfrt, rejeté avec cette audace qui n'appartient qu'au génie. V. 221. Image frappante! Malherbe, p. 169, dit que la paix
. . . de la majesté des lois Appuyant les ppuvoirs suprêmes, Fait demeurer les diadèmes Fermes sur la tête des rois.