‹ Poésies de André ChénierChapitre 217 sur 418 · II. —V. 1-8 et 21-28. Imité d'Horace, Od., III, iv · texte numérisé non relu

II. —V. 1-8 et 21-28. Imité d'Horace, Od., III, iv

Aiidilis? an me ludit amabilis ill^aDia? audire et videor pios

0 mes Muses, c'est vous; vous mon premier amour,

Vous qui m'avez aimé dès que j*ai vu le jour.

Leurs bras, à mon berceau dérobant mon enfance, 5

Me portaient sous la grotte oii Virgile eut naissance.

Où j'entendais le bois murmurer et frémir,

Oîi leurs yeux dans les fleurs me regardaient dormir.

Ingrat ! ô de l'amour trop coupable folie !

Souvent je les outrage et fuis, et les oublie ; io

Et sitôt que mon cœur est en proie au chagrin,

Je les vois revenir le front doux et serein.

J'étais seul, je mourais. Seul, Lycoris absente

De soupçons inquiets m'agite et me tourmente.

Je vois tous ses appas, et je vois mes dangers ; i5

Errare per lucos, amœnœ Quos et aquae subeunt et aurae.

Me fabulossB, Vullure in Apulo, Âltricis extra limen Apuliae, Ludo fatigatumque somno, Fronde nova puerum palurabes

Texere;

Lt tulo ab atris corpore viperis Dormirem et ursis, ut premerer sacra Lauroque coUataque myrto, Non sine Dis animosus infans.

Vcster, Camœn», veslcr in arduos ToUor Sabinos, seu mihi frigidum Prœnesie, seu Tibur supinum, Scu liquida placuere Bai», etc.

y, 6. « Avoir naissance, » pour naître, est assez rare ; cette expression équivaut à prendre naissance, qu'on rencontre plus souvent. Racine, Bér., I, IV :

Il vous souvient des lieux oh vous piites naissance. J.-B. Rousseau, Cant., VI, Thétis :

Près de l'humide empire où Vénus prit naissance.

V. 10-20. On peut rapprocher de ce passage quelques vers d'Hésiode, T/iéog., 96 :

*0 J' oA^io^, ovTtva Moulât

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