V. 22-25. Ovide, Am., I, vi
Fallimur? an verso sonuerunt cardine poslesi
Raucaque concussae signa dederc fores? }'
Fallimur, impulsa est animoso janua veotOi
Ce que Passerai imite ainsi :
On vient à Thuis, on touche à la serrure!^ Je suis trompé : l'huis ainsi que devant Demeure clos : c'estoit le bruit du vent Qui avec lui ce bel espoir emporte.
Schiller s'est aussi souvenu d'Ovide dans une charmante élégie intitulée 4' Attente.
XïII. — V. 4. d Tant qu'elle vous admette. » Tant que, suivi du subjonctif, équivaut à jusqu'à tant que, fréquent chez les écrivains du seizième siècle. Tant que est ancien dans la langue. On en trouve des exemple^ dans les écrivains des treizième et quatorzième siècles. C'est à tort, comme le remarque M* Godefroy, que l'Académie a blâmé cette expression dans Corneille»
Ah! des pleurs! des regrets! Lisez, amis; cest elle.
On m*outrage, on me chasse, et puis on me rappelle.
Non : il fallait d'abord m'accueillir sans détours.
Non, non; je n'irai point. La nuit tombe; j'accours.
On s'excuse, on gémit, enfin on me renvoie; b
Je sors. Chez mes amis je viens trouver la joie,
Et parmi nos festins un billet repentant
Bientôt me suit et vient me dire qu'on m'attend.
« Écoute, jeune ami de ma première enfance,
Je te connais. Malgré ton aimable silence, to
Je connais la beauté qui t'a contraint d'aimer,
Qui t'agite tout bas, que tu n'oses nommer.
Certe un beau jour n'est |>as plus beau que son visage ;
Hais, si tu ne veux point gémir dans l'esclavage,
XIV. — V. i. Le début de cette élégie semble imité de Térence, Eunuque, I, I, i :
Quid igitur faciam? non eam? ne nunc quidem, Cuin arcessor ullro? an potius ita me compai*ein, Non per|ieU mcrelricum contumelias?
Eiclu.sil, rcvocat. Redeam? non, si me obsecret.
Passage déjà imité par Horace, Sat., II, m, 262 :
Nec nunc, quura me vocal ultro,
Accedam: An potius méditer Uuire dolorcb? Eiclum, revocat : Redeam? non, &i obbecrel...
C'est la même situation que dans Properce, III, xti
Nox média, et dominac mihi venit epi»tola nosUrse.
V. 4. L'édition 1839 avait introduit un oonire-sens en ponctuant co voi's a'nsi :
Non, non : je n'irai point, la nuit tombe; j*accoiir>.
V« i3. Ce vers rappelle celui de Racine, Phèdre, IV, u :
Le jour n*e.4 pas plus pur que le fond de mon cœur.
fit UK^nier sans doute n'a pas été sans y penser.