V. 386. Malherbe, p
Ces coloàses d'orgueil furent tous mis en poudre.
y. 395. Yox populi, vox Dei.
V. 397. M. Eugène Despois a très-ingénieusement expliqué ce vers, on
• xYiir LE JEU DE PAUME.
Si votre sceptre impie ose frapper les lois. Parricides, tremblez; tremblez, indignes rois.
La Liberté législatrice, La sainte Liberté, fille du sol français, 4on
Pour venger l'homme et punir les forfaits. Va parcourir la terre en arbitre suprême.
Tremblez ! ses yeux lancent l'éclair.
11 faudra comparaître et répondre vous-même, Nus, sans flatteurs, sans cour, sans diadème, 4io
Sans gardes hérissés de fer.
La Nécessité traîne, inflexible et puissante,
A ce tribunal souverain.
Votre majesté chancelante :
Là seront recueillis les pleurs du genre humain; 415
Là, juge incorruptible, et la main sur sa foudre,
rappelant qu'on venait de {graver sur les sabres d'officier de la garde nationale ce vers, un peu modifié, de Lucain, Phars.^ IV, 579 :
Ignorantne datos, ne quisquam serviat, enses.
Y. 403. Yoy. le beau chapitre d'isaïe, x, qui s'ouvre par un magnifique mouvement d'éloquence : « Yse qui condunt leges iniquas : et scribentes, ii^justitiam scripserunt. » — J.-B. Rousseau, Ode au prmce de Conti :
Écoutez et tremblez, idoles de la terre.
Y. 410. Le Psalmiste, xlviii, 11 : a Et relinquent alicnfi divitias suas. » — J.-B. Rousseau a beaucoup plus développé cette pensée que Racan. — Malherbe, p. 288 :
lÀ se perdent ces noms de matlres de la terre. D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre.
Y. 412. « 'Avocyxati} fityâhi 6(d{, » dit Callimaque, Hymne à Délos, 122. Horace, Orf., III, i ;
.... ^!qua legc Nécessitas Sortilur insignes et imos.
Malherbe, p. 218 :
.... Ce tri&te éloignement Où la nécessité me traîne.
A LOUIS DAVID. Mix
Elle entendra le peuple, et les sceptres d'airain Disparaîtront, réduits en poudre.
Y. 418. Isaïe, xiv, ii, 5 : a Gonlrivit Dominus baculum impiorum, « virgam dominantium. » La Bible a plusieurs images pour exprimer la même pensée. Le Psalmiste, xxxvi, 20 : a DeGcientes, quemadmodum funtus deGcient. » Id., lvii, 8 et 9 : « Âd nibilum devenient tanquam aqua decurrens... SictU cera qusR fluit, auferentur. d Id.^ au, 29 : c Et in pulverem revertentur. »
La pensée que développe toute cette strophe parait avoir été inspirée à André par les beaux vers qu'Aristophane, Ois., 1238, met dans la bouche diris '.
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