‹ Poésies de André ChénierChapitre 325 sur 418 · V. 74. Èdit · texte numérisé non relu

V. 74. Èdit

De grands infortunés les illustres douleurs.

André ignorait la règle moderne qui prescrit de devant un adjectif.

V. 84. < Leâ sentiers d'une épopée, » expression qui rappelle ce vers d'Aristophane, Ois., 1374 :

El àa premier sillon fendre une onde ignorée? Leseautumes d'alors, les sciences, les mœurs Restent dans les vers des antiques auteurs : Leur siècle est en dépôt dans leurs nobles volumes. Tout a changé pour nous, mœurs, sciences, coutumes, loc Pourquoi donc nou$ faut-il, p.ir un pénible soin, Sans rien voir près de nous, voyant toujours bien loin, Vivant dans le passé, laissant ceux qui commencent, oans penser, écrivant d'après d'autres qui pensent. Retraçant un tableau que nos yeux n'ont point vu, 105

Dire et dire cent fois ce que nous avons lu?^^ De la Grèce héroïque et naissante et sauvage Dans Homère à nos yeux vit la parfaite image. Démocrite, Platon, Épicure, Thaïes, Ont de loin à Virgile indiqué les secrets • 110

D'une nature encore à leurs yeux trop voilée. . Torricelli, Newton, Kepler et Galilée, Plus doctes, plus heureux dans leurs puissants efforts, A tout nouveau Virgile ont ouvert des trésors. ITous les arts sont unis : les sciences humaines lis

' N'ont pu de leur empire étendre les domaines, i Sans agrandir aussi la carrière des vers. Quel long travail pour eux a conquis l'univers : Aux regards de Buffon, sans voile, sans obstacles, La terre ouvrant son sein, ses ressorts, ses miracles, 120 Ses germes, ses coteaux, dépouille de Téthys ; Les nuages épais, sur elle appesantis.

De ses noires vapeurs nourrissant leur tonnerre;

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