‹ Poésies de André ChénierChapitre 51 sur 418 · V. 233. Ovide, mt„ XII · texte numérisé non relu

V. 233. Ovide, mt„ XII

Ultor adest Aphareus, saxumque e monte revulsura Mittere conatur

y. 237. Éd. 1826 et 1839, fautivement :

Hercule et sa massue entassent en trophée.

Voy. plus loin. Études et Fragmetits, II, 10

Lorsque le fils d'Egée, invincible, sanglant,

L'aperçoit, à l'autel prend un chêne brûlant,

Sur sa croupe indomptée, avec un cri terrible.

S'élance, va saisir sa chevelure horrible, !250

L'entraîne, et quand sa bouche, ouverte avec effort.

Crie, il y plonge ensemble et la flamme et la mort.

L'autel est dépouillé. Tous vont s'armer de flamme.

Et le bois porte au loin les hurlements de femme,

V. 248. Cf. Ovide, Met., XII, 271 et suiv.; Virgile, En., XII, 298. V. 249-250. Ovide, Met., XII, 345 ;

Tergoque Bianoris alti

Insilit, haud solito quemquam portare, nisi ipsum ; Opposuitque genu.costls; prensamque sinistra Csnarieiii retinens

V. 250. € Horrible, 9 hérissée, horrida, Ovide, Mél., X, 139:

Horrida caesaries fieri

V. 252. On ne saurait trop admirer la coupe savante des vers qui précèdent. II y a dans la gradation des tableaux, dont le dernier est un chef-d'œuvre, un art bien supérieur à celui d'Ovide. — Ovide, Met., XII, 293 :

Nec dicere Rhœtus

Plura sinit, rutilasque ferox in aperta loquentis Condidit ora viri, perque os in pectora, flammas.

yirgile, Enéide, IX, 441, a dit :

Rotai ensem

Fulminemn, donec Butuli clamantis in ore Condidit adverso

Cf. Virgile, En., X, 322 et 535 ; SUce, Théb., II, 624. — Il y avait dans le temple de Thésée, à Athènes, une peinture de ce combat, et le moment choisi par Tartiste était celui qui suivit Texploit de Thésée ; voy. Pausanias, I, xvii. Ce combat avait été gravé sur le bouclier d'Hercule (Hésiode, Scut^, 178).

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