‹ Poésies de André ChénierChapitre 82 sur 418 · CHRYSÉ · texte numérisé non relu

CHRYSÉ

Pourquoi, belle Chrysé, t'abandonnant aux voiles,

T'éloigner de nos bords sur la foi des étoiles ?.

Dieux ! je t*ai vue en songe ; et, de terreur gladé.

J'ai vu sur des écueils ton vaisseau fracassé,

Ton corps flottant sur l'onde, et tes bras avec peine 5

V. 15. Antique et touchante coutume, sur laquelle on peut consulter Euripide, Hécube, 573 ; Virgile, Égl., V, 40 ei Enéide, VI, 882.

V. 17. Il y a dans Saint-Lambert, Automne, un tableau semblable d'une délicate sensibilité : Deux amants rencontrent, au penchant d'une colline, le tombeau de Lycoris ; ce spectacle les émeut ; ils s'arrét«nt :

^ Enfin, les yeux remplis des pleurs qu'ils vont répandre,

Et jetant l'un à l'autre un regard triste et tendre, Pénétrés à la fois de douleur et d'amour. Ils jurent de s'aimer jusqu'à leur dernier jour.

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