‹ Poésies de André Chénier (volume 2)Chapitre 19 sur 108 · LES NAVIGATEURS · texte numérisé non relu

LES NAVIGATEURS

A. — Enfin nous avons passé dans la nuit le cap de Malée. Les dieux soient loués ! fiai fait un lien long voyage. Avant que nous nous embarquions tous ensemble à Syracuse, f avais parcouru la côte de Marseille et [de la'] Tyrrhénie, etc. Certes le monde est grand. Mais voici notre Grèce chérie. Et vous, compagnons, d’où venÜT^-vous quand nous nous sommes embarqués ensemble sur ce vaisseau ?

B. — Moi, fai été ici...

r. — Moi, là...

A. — Moi, fai été jusqu'à Tartessus, au-delà des colonnes d' Alcide, aux embouchures du Bétis... là... là... Ah! vous n'ave\ rien vu, vous tous...

E. — Pour moi, je n'ai été qu'à... et je brûle de me revoir à Lesbos, nm patrie. O belle mer Egée!... les îles éparses sur tes flots a'^urés comme sont les étoiles dans la nuit... et toi, Lesbos, la plus belle de toutes.

— Z. Et les sommets de Naxos bruyants de bacchanales.

H . — Et Samos, et funon ?. . .

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