V. 15. Toutes les éditions
Et chaque été nouveau d’uu taureau mugissant.
Correction de M. de Latouche, qui voulait sans doute éviter la répétition du mot blanc aux vers 15 et 20. Malheureusement il supprimait ainsi un trait emprunté à Virgile dans un passage de l 'Enéide, IX, 626, où Ascagnc, s'adressant à Jupiter, s’écrie :
Ipso tibi ad tua templa forain solemnia ilona,
Et statuant ante aras aurala fronto juvencum Candentcm, pariterque caput cum maire ferentem.
Cf. Enéide, V, 236 ; Horace, Carm. sœcul. , 49 ; Val. Flaccus, Arg. , 1, 88. — L’épithète jeune n’est point vainc non plus. Odyssée, III, 382 :
Sol S’ aZ iyù péÇa £oiv rçviv, sZpv/ttTanov,
Mon fils, tu veux mourir! Tu veux, dans ses vieux ans.
50 l'OÉSIES ANTIQUES.
Laisser ta mère seule avec ses cheveux blancs ?
Tu veux que ce soit moi qui ferme ta paupière?
Que j’unisse ta cendre à celle de ton père?
C’est toi qui me devais ces soins religieux,
Et ma tombe attendait tes pleurs et tes adieux.
Parle, parle, mon lils, quel chagrin te consume? 25
Les maux qu’on dissimule en ont plus d’amertume.
Ne lèveras-tu point ces yeux appesantis?
— Ma mère, adieu ; je meurs, et tu n’as plus de fils.
Non, tu 11’as plus de fils, ma mère bien-aimée.
Je te perds. Une plaie ardente, envenimée, 30
Me ronge ; avec effort je respire, et je crois Chaque fois respirer pour la dernière fois.
Je ne parlerai pas ; adieu... Ce lit me blesse,
Ce tapis qui me couvre accable ma faiblesse;