‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 129 sur 496 · I.E CHEVRIER · texte numérisé non relu

I.E CHEVRIER

Eh bien! que n’aimes-tu ? Quelle amertume extrême lis Résiste aux doux souris d’une vierge qu’on aime ?

L’autre jour, à la mienne, en ce bois fortuné.

Je vins offrir le don d’un chevreau nouveau-né.

Son œil tomba sur moi, si doux, si beau, si tendre !...

Sa voix prit un accent!... Je crois toujours l’entendre. 120 LE BERGER.

Eli ! quel œil virginal voudrait tomber sur moi ?

Ai-je, moi, des chevreaux à donner comme toi ?

Chaque jour, par ce maître inflexible et barbare,

Mes agneaux sont comptés avec un soin avare.

Trop heureux quand il daigne à mes cris superflus 12;.

N'en pas redemander plus que je n’en reçus.

V. 107. « Du chaume, » précision. Calpumius, Égl., VIII, 06 :

Danl Fauni, quoi) quisque valet, de vite racemos De caropo culmos, oinnique ex arbore fruges.

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