V. 66. Imité de Properce, IV, xi
In lapide hoc uni nupta fuisse legar.
V. 68. Le reste de cette pièce est donné dans l’éd. de 1855 connue fragment, avec ce titre : IMITÉ I)E SHAKESPEARE, chanson des yecx, et dans l’éd. de 1839, dans les Poésies diverses, avec celui-ci : CHANSON DES YEUX, imité UE Shakespeare. En étudiant attentivement le style et
IDYLLES
PO
Viens, viens, sur mes genoux, viens reposer ta tète.
Les yeux levés sur moi, tu resteras muet, 70
Et je te chanterai la chanson ijui te plaît.
Gomme on voit, au moment où Phœbus va renaître,
La nuit prête à s’enfuir, le jour prêt à paraître.
Je verrai tes beaux yeux, les yeux de mon ami.
En un léger sommeil se fermer à demi. 75
Tu me diras : « Adieu ! je dors ; adieu ! ma belle. »
Adieu ! dirai-je, adieu ! dors, mon ami fidèle,
Car le . . . aussi dort, le front vers les cieux,
Et j’irai te baiser et le front et les yeux.
Ne me regarde point ; cache, cache tes yeux; 80
Mon sang en est brillé; tes regards sont des feux.
la suite des idées de cetle idylle, on se convainc facilement que ce fragment appartient et fait suite à l’idylle de l.ydé. — Lydé cherche le. jeune enfant : a Oh ! je voudrais qu’ici tu vinsses un matin... » Elle l’aperçoit, l’attire sur un banc de gazon, et quand l’enfant séduit est prêt à tomber dans ses bras, elle l'entraîne sur un lit de joncs frais... Mais l'indication de la Chanson des yeux, que porte le manuscrit, s’applique an vers 80. Quant à l’idée générale de ce fragment, elle semble tirée de Gessner, Idylles, Danton et Philis : « Assieds-toi, ma chère Philis, assieds-toi ici sur le trèfle. Oh ! que ne puis-je voir sans cesse ton sourire et tes yeux ! Non, ne me regarde pas ainsi, dit-il ; et il ferma doucement les yeux de la jeune bergère. »
V. 78. Peut-être : « Car le bel Endymitm... » ou plutôt : « Car le dieu d’amour... » C’est la mesure qui a forcé André à laisser provisoirement son vers incomplet.
Y. 70. Il se souvient de Properce, II, xv, 7 •
Ilia meos somno lapsos patefecit oceilos Ore suo