‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 186 sur 496 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

Ma Muse pastorale aux regards des Français Osait ne point rougir d’habiter les forêts.

Elle eût voulu montrer aux belles de nos villes La champêtre innocence et les plaisirs tranquilles;

Et, ramenant Palès des climats étrangers,

Faire entendre à la Seine enfin de vrais bergers.

Elle a vu, me suivant dans mes courses rustiques,

Tous les lieux illustrés par des chants bucoliques.

Ses pas de l’Arcadie ont visité les bois,

Et ceux du Mincius, que Virgile autrefois lu

Vit à ses doux accents incliner leur feuillage;

Et d’Hermus aux flots d’or l’harmonieux rivage,

Où Bion, de Vénus répétant les douleurs, l)u beau sang d’ Adonis a fait naître des fleurs;

Vous, Aréthuse aussi, que de toute fontaine 15

Théocrite et Moschus firent la souveraine;

El les bords montueux de ce lac enchanté,

Des vallons de Zurich pure divinité,

Qui du sage Gessner à ses nymphes avides

Murmure les chansons sous leurs antres humides. :o

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