‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 208 sur 496 · V. 18. Racine, Britannicus, II, ii · texte numérisé non relu

V. 18. Racine, Britannicus, II, ii

Triste, levant au ciel scs yeux mouillés de larmes.

V. 21. Peuple pour foule est fréquent en poésie. C’est du resta une“

!#8 , , ÉLÉGIES

La lyre est dans leurs mains, cortège aimable et doux. Qu’aux fêtes de la Grèce enleva l’Italie,

Et ma fière Camille est la sœur de Délie.

L’Élégie, ô Le Brun, renaît dans nos chansons, 25

Et les Muses pour elle ont amolli nos sons.

Avant que leur projet, qui fut bientôt le nôtre,

Pour devenir amis nous offrit l'un à l’autre,

Elle avait ton amour comme elle avait le mien ;

Elle allait de ta lyre implorer le soutien. 30

Pour montrer dans Paris sa langueur séduisante,

Elle implorait aussi ma lyre complaisante.

Femme, et pleine d’attraits, et fille de Vénus,

Elle avait deux amants l’un à l’autre inconnus.

J’ai vu qu’à ses faveurs ta part est la plus belle ; 35

Et pourtant je me plais à lui rester fidèle,

A voir mon vers au rire, aux pleurs abandonné,

De rose ou de cyprès par elle couronné.

Par la lyre attendris, les rochers du Riphée

expression grecque. Euripide, dans un fragment d 'Andromède (éd. Didot, p. 652) : « D5{ Si rtoi/xivoiv ïppci Irwj. a V. 2t. « Délie, » la maîtresse de Tibulle.

V. 25. « Chansons, » avec le sens plus relevé de l’italien c an zone. Presque tous les poètes français l’ont d’ailleurs employé ainsi.

V. 55. La postérité n’a pas ratifié le jugement trop modeste d’André Chénier. Il est clair qu’il s’abusait sur la valeur des œuvres de Le Brun. On ne. juge bien qu’à distance.

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