‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 243 sur 496 · LIVRE I. — MEDITATIONS. — VOYAGES · texte numérisé non relu

LIVRE I. — MEDITATIONS. — VOYAGES

Et les lieux qu’elle habite, et ceux où je l’ai vue,

Sou nom qui me poursuit, tout offre a tout moment Au feu qui me consume un funeste aliment.

Ma chère liberté, mon unique héritage,

Ti ésor qu’on méconnaît tant qu’on en a l’usage, 10

Si doux à perdre, hélas! et sitôt regretté,

M’attends-tu sur ces bords, nia chère liberté ?

Salut, dieux de l’Euxin, Hellé, Sestos, Abvde,

Et nymphe du Bosphore et nymphe Propont ide,

Qui voyez aujourd’hui du barbare Osmalin Le croissant oppresseur toucher à son déclin ;

Hèbre, Pangée, Hæmus, et Bliodope et Riphée,

Salut, Thrace, ma mère et la mère d’Orphée,

Galata, que mes yeux désiraient dès longtemps ;

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