LIVRE II. — CAMILLE
Et pour la paix il faut que d'afoir eu raison, 15
Confus et repentant, je demande pardon.
0 Camille! Camille !
O nuit, nuit douloureuse ! ô toi, tardive aurore,
Viens-tu ? vas-tu venir ? c3-tu bien loin encore ?
Ah ! tantôt sur un flanc, puis sur l'autre, au hasard Je me tourne et m’agite, et ne peux nulle part Trouver que l'insomnie amère, impatiente, 5
Qu’un malaise inquiet et qu’une fièvre ardente.
Tu dors, belle Camille ; et c’est toi, mon amour,
Qui retiens ma paupière ouverte jusqu’au jour!
Si tu l’avais voulu, dieux ! cette nuit cruelle Aurait pu s’écouler plus rapide et plus belle. io
Mon âme comme un songe autour de ton sommeil Voltige. En me lisant, demain à ton réveil