LIVRE II. — D'.R
Hier en te quittant, enivré de tes charmes,
Belle D’.r.., vers moi, tenant en main des armes,
Une troupe d’enfants courut de toutes parts :
Ils portaient des flambeaux, des chaînes et des dards.
Leurs dards m’ont pénétré jusques au fond de l’âme, r; Leurs flambeaux sur mon sein ont secoué la flamme,
Leurs chaînes m’ont saisi. D’une cruelle voix :
« Aimeras-tu D’.r..? criaient-ils à la fois,
L’aimeras-tu toujours? » Troupe auguste et suprême,
Ah ! vous le savez trop, dieux enfants, si je l’aime. 10
Mais qu’avez-vous besoin de chaînes et de traits ?
Je n’ai point voulu fuir. Pourquoi tous ces apprêts ?
Sa beauté pouvait tout : mon âme sans défense N’a point contre ses yeux cherché de résistance.
Oui, je brûle; ô D’.r..! laisse-moi du repos. if;
XXIV. — Cette pièce n’est point adressée à Daphné. Partout où M. de Latouche a rais Daphné, nous avons rétabli D’.r... (d’Arsy) d’après le manuscrit, dont on peut voir un fac-similé au premier volume des Œuvres de M.-J. Chénier, édition 1824 et 1820.