XV. Théocrite, Ép. VIII
"Eu/rcopoç, <•» KXeévixe * 2voiv 3’ utiô ID.etàôo; otùr^v TtovTOxopwv, aÙTtj n).£iadt avyxaT efîr;;.
C'est avec intention que nous donnons la leçon de Rrunck (ffvyxatTior,; pro ovvxat cfiu;); car, ainsi que nous l'avons déjà fait remarquer, c’est dans les Ana/ecta qu’André lit Théocrite, et il est encore facile ici de le voir: celle épigramme dans les Anal, est la huitième (comme le dit André), et dans les autres éditions de Théocrite elle est la neuvième.
XVI. [Nina, ou la Folle par amour, ce touchant drame de Marsollier, fut représentée, pour la première fois, en 1780; André Chénier put y assister; il dut être ému aux tendres sons de la romance de Dalayrac :
Quand le birn-aim£ reviendra Pré* de sa languissante amie, etc.
Ceci n’est qu’une conjecture, mais que semble confirmer et justifier le canevas d'André, qui n’est autre que le sujet de Nina, transporté en Grèce, et où se retrouve jusqu'à l’écho des rimes de la romance. Saintb-Beüvk.] Peut-être n’y a-t-il là qu’un souvenir de son voyage en Grèce; la Relie de Scio semble une désignation précise
ETUDES ET FRAGMENTS
faire un tableau , un qundro )... et, longtemps après elle , on chantait cette chanson faite par elle dans sa folie :
Ne reviendra-t-il pas? H reviendra sans doute.
Non, il est sous la tombe : il attend, il écoute.
Va, Belle de Seio, meurs! il te tend les bras;
Va trouver ton amant : il ne reviendra pas! »
Kl, comme post-scriptum , il indique en anglais la chanson du quatrième acte d’Hamlet, que chante Ophélia dans sa folie.
Et le dormir suave au boni d’une fontaine. . .
<1 ni rappellerait quelque histoire amoureuse dont André aurait entendu ou lu le récil, et qu’il aurait voulu revêtir de la couleur antique. Déjà son souvenir le sert, il peint la jeune fille courant sur les montagnes comme la Pasiphaé de Virgile, Égl. VI, 52 : Ah ! virgo infclk . tu nunc in moulibus erra» I
Il y a une petite chanson grecque intitulée la Belle de Scio (M. de Marccllus, Chants du peuple en Grèce , II, 266); mais l’idée n’est pas In même; la petite pièce d’André aurait plutôt quelque rapport avec une autre chanson, intitulée la Jeune Folle (id.,