‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 220 sur 424 · V. 27. Trait emprunté à Horace, Od. II, xix · texte numérisé non relu

V. 27. Trait emprunté à Horace, Od. II, xix

Hacchum la rrmoti* carmin, i ru pi bus Vidi ilocrntem , crédité , poste ri ,

Nymphatque discernes et aum Oprlpedum satjrrorum acutas.

ÉLÉGIES

Vole et franchit les temps, les mers, les nations;

Va vivre en d’autres corps, s'égare, se promène,

Est tout ce qu’il lui plait, car tout est son domaine.

Ainsi, bruyante abeille, au retour du matin, 35

Je vais changer en miel les délices du thym.

Rose, un sein palpitant est ma tombe divine.

Frêle atome d’oiseau, de leur molle étamine Je vais sous d'autres cieux dépouiller d’autres fleurs.

Le papillon plus grand offre moins de couleurs ; 40

Et l’Orénoque impur, la Floride fertile Admirent qu’un oiseau si tendre, si débile,

Mêle tant d’or, de pourpre en ses riches habits,

Et pensent dans les airs voir nager des rubis.

Sur un fleuve souvent l’éclat de mon plumage 4ô

Fait à quelque Léda souhaiter mon hommage.

Souvent, fleuve moi-même, en mes humides bras

V. 33. Cette pensée, qu’il va suivre dans ses détails, n’a qu'uiie valeur toute poétique; mais bien peu de poètes ont résisté au désir de retracer cette ingéuieuse fiction. Honsard s ’y attache, y revient; ainsi, dit-il (.4m. I, XL), quand je vois le sein de ma maîtresse ,

Je me transforme en cent métamorplitMcs.

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