‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 325 sur 424 · V. 23. Êd · texte numérisé non relu

V. 23. Êd

Et d'écueil en écueil portera ses douleurs.

V. 25. Il y a dans ce vers une ellipse, et aux vers suivants une confusion de rapports dans les pronoms. Cette phrase doit être comprise ainsi : Mais heureux (celui.

A LE BRUN ET A BRAZAIS

Viendra le recueillir, le pousser au rivage ,

Endormir dans ses flancs le poison ennemi,

Réchauffer dans son sein le sein de son ami,

Et de son fol amour étouffer la semence,

Ou du moins dans son cœur ranimer l’espérance ! so Qu'il est beau de savoir, digne d’un tel lien,

Au repos d’un ami sacrifier le sien !

Plaindre de s’immoler l’occasion ravie,

Être heureux de sa joie et vivre de sa vie!

Si le ciel a daigné d’un regard amoureux 35

Accueillir ma prière et sourire à mes vœux,

Je ne demande point que mes sillons avides boivent l’or du Pactole et ses trésors liquides,

Ni que le diamant, sur la pourpre enchaîné,

l'ami sauveur) dont le zèle , au milieu du naufrage , viendra le recueillir, le pousser au rivage; endormir dans ses flancs (ceux du naufragé) le poison ennemi, réchauffer dans son sein ( le sein de l'ami sauveur) le sein de son ami ( celui du naufragé ), et de son fol amour (celui du naufragé) étouffer la semence.

V. 29. « Étouffer la semence. •» Même métaphore dans l.a Fontaine, Ode pour la pair :

Etouffe tou* ce* travaux Kl leur* semences mortrllrv Et dans Racine, Alexandre %\ I, ni :

Étouffe dan» non ung ce* semences de guerre.

Malherbe, p. 256, a dit, en priant des ettucwis de la France :

Marche, va Ica détruire, etetns-en la semence.

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