‹ Poésies de André Chénier étude sur la vie et les œuvres d'André ChénierChapitre 390 sur 424 · C.f. I.e Tasse, Gtr. lit. XVI, XVIII · texte numérisé non relu

C.f. I.e Tasse, Gtr. lit. XVI, XVIII

ART D’AIMKR

Aux lèvres de Vénus son âme est suspendue,

Et, dans ses yeux divins oubliant les hasards,

Nourrit d'un long amour ses avides regards; 10

Quels appas trop chéris mirent Pergame en cendre ; Quelles trois déités un berger vit descendre,

Qui, pour briguer la pomme abandonnant les eieux,

De leurs charmes rivaux enivrèrent ses yeux,

Et le sang d’ Adonis, et la blanche hyacinthe 15

Dont la feuille respire une amoureuse plainte ;

Et la triste Syrinx aux mobiles roseaux,

Et Daphné de lauriers peuplant le bord des eaux ; llcrminie aux forêts révélant ses blessures ;

Les grottes, de Médor confidentes parjures ; -ü

Et les ruses d’Armide, et l’amoureux repos Où, sur des lits de fleurs, languissent les héros ;

Et le myrte vivant aux bocages d’ Vieille.

Les Grâces dont les soins ont élevé Racine

Aiment à répéter ses écrits enchanteurs, 25

Tendres comme leurs yeux, doux comme leurs faveurs.

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