XXIV PREFACE
en notant ses œuvres; nous serions mal venu de faire une appréciation littéraire de tous ses ouvrages après la louange de Benserade par M. Pavillon, son successeur à l'Académie, et la réponse du savant Charpentier. Nous ne pourrions mieux parler du poëte que l'abbé d'Olivet, dans son Histoire de l'Académie, que Baillet, dans ses Jugements des Savants, etquePerraut dans ses Hommes illustres.
Les œuvres de Benserade ont surtout attiré notre attention par ce caractère de préciosité affectée qui les feront évidemment condamner par les uns, mais apprécier par les autres.
Cette première réimpression des poésies de Benserade montre que nous nous rangeons parmi ces derniers.
Le public, meilleur juge, nous donnera tort ou raison.
Octave Uzanne.
SONNETS SUR LA BEAUTÉ
ET SUR LA LAIDEUR
SONNET
L'autre jour, me sentant pressé D'écrire en vers avec un zèle Purement désintéressé Et sur la laide et sur la belle.
Des neuf sœurs je fus caressé.
J'eus recours à la plus fidèle, A qui je me suis adressé Toujours quand j'avois besoin d'elle.
Elle m'inspira tout le miel
Qu'il faut pour plaire, et tout le fiel
Que l'on répand sur ce qui tache ;
Et bien, loin d'en estre éconduit, La Muse applaudit à ma tâche.
Et me dicta tout ce qui suit.
SONNETS SUR LA BEAUTE
Sur la Beauté.